Maman a été un enfant, jadis…

Avoir un enfant.

Avoir un enfant c’est cette porte qui s’ouvre sur votre propre enfance. C’est cette fenêtre ouverte sur les blessures, les fêlures, les bleus et les coups durs de sa propre histoire.

Comme si d’un coup, tout revenait à la surface. Juste là, palpable. Des émotions en ébullition, cette projection non contrôlée.

Être maman a été une révélation pour moi. Être maman m’a confronté à de nombreux démons. La maternité me faisait peur autant qu’elle m’attirait. Mais la maternité a ouvert mon coeur encore plus.

Alors c’est le film de ma vie qui défile. Ce film avec ce lot de surprises, de bonheur mais aussi ses maux, les douleurs. Mes propres peurs qui s’accentuent…

Être maman au quotidien c’est ne pas vouloir répéter les mêmes erreurs, c’est vouloir se surpasser tout le temps. C’est devoir admettre que dans la réalité c’est plus difficile que les nombreux « quand je serai Maman je... « 

Mais finalement, suis-je une bonne mère? Moi cette fille cabossée?

Cette pression sur les épaules de faire de mes filles des adultes responsables. Des filles sensibles mais solides, des filles qui peuvent s’émerveiller, aimer les autres, s’aimer elles mais qui ne tombent pas! Moi cette maman qui façonne des petits êtres à ma façon, Ma façon est-elle la bonne?

Vont-elles m’en vouloir? Vais-je réussir à combler leurs attentes sans tomber dans l’excès? Dans leurs rétrospectives, est ce qu il y aura plus de bons que de mauvais? Seront-elles des jeunes femmes moins cabossées? Auront-elles les armes pour affronter cette vie? Ces gens? Ces désagréments? Ces mauvaises surprises? Ces aléas de la vie imprévisibles?

C’est fou comme Ꮥienna-ℛose me ressemble. Ce sale caractère, cette sensibilité exacerbée, cette façon de vouloir plaire et d’attirer l’attention, son côté extraverti et cette façon d’être chaleureuse. Est-ce qu’elle aimera la puree et les crêpes autant que moi? Elle fait parfois ressurgir des souvenirs lointains de par ses gestes du quotidien. Je me revois dans cette façon de faire. Parfois c’est drôle, parfois c’est triste, parfois c’est ni triste ni drôle mais je suis nostalgique, reconnaissante, … A travers elle je revis un peu de mon enfance…

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Parfois j’ai peur de ne pas être à la hauteur. J’ai peur d’être trop ferme, trop ci, trop ça. J’ai des outils, et j’ai mon histoire? Cela suffit?

Parfois dans mon lit je ne dors pas, comme cette nuit par exemple. Tout s’entremêle, et les blessures béantes me rongent de l’intérieur. Je suis de celles-là qui avancent, qui sont fortes et fragiles à la fois. Je suis de celles qui s’énervent trop vite et qui pardonnent tout aussi vite (bon parfois ça met plus de temps). Je suis de celles qui aiment voir positivement en imaginant le pire pour pouvoir rebondir.. Je suis de celles qui aiment l’instant présent mais qui aiment contrôler à la fois, anticiper… je suis de celles qui aiment trop..

Je me pose trop de questions… Sans doute. Oui je suis aussi de celles qui réfléchissent TROP.

Quand je les regarde, je les vois elles MAIS je me vois moi… Au delà des ressemblances physiques, du caractère, des signes caractéristiques. Des flots de souvenirs qui m’envahissent et me submergent.

C’est fou ce que ça remue la maternité. Ça donne plus de confiance et en même temps ça nous affaiblit. Cette force tranquille et inquiète à la fois. Ces monts et merveilles qui nous dépassent souvent.

C’est dommage qu’on ne puisse se souvenir de notre jeune enfance, je veux dire, au moins l’âge de ℒilas-ℬeℓℓe… elle va avoir 4 mois, et je ne me souviens de rien de cette époque où tout n’était que tout rose et tout miel… C’est quand même la plus belle partie… des parents trop attentifs, des parents toujours trop fiers, des parents plus du tout objectifs, des parents juste amoureux, qui embrassent, qui cajolent, qui bercent, qui câlinent, qui en font trop… TROP par amour, TROP par fascination…

N’est-ce pas à cette période précise que l’amour est à son comble? Entre l’excitation, la peur, la nouveauté, la familiarisation, l’apprivoisement, la découverte, l’envie d’être au top, l’hésitation, l’émerveillement…. Je les aime un peu plus chaque jour, et jamais je ne vais cesser de les aimer, elles sont mes tripes. Mais cette petite période d’après naissance est pour moi la plus magique. Une réelle bénédiction, tant le positif que le négatif. Tout est nouveau, une toile qui se peint au fil du temps, l’harmonie de couleurs qui rend magique tout l’univers, ces parcelles d’elles qui subliment nos âmes.

Après y a le terrible two puis viendra vite l’adolescence… Laissez moi encore profiter un peu de mes bébés. (c’est compliqué ces périodes là).

Si seulement on pouvait juste contempler les visages aimants de nos parents et de ces gens qui nous ont tant aimés avant même de nous connaître véritablement. Il faut l’avouer, c’est pas la folie de tomber nettement amoureux d’un être dont on ne connaît rien? De pouvoir tant aimer avant même le premier contact? De se sentir dépassé par le trop plein de sentiments.

Je suis persuadée que si on arrivait à ressentir ce que bébé (d’à peine quelques mois) on a ressenti au contact d’un proche aimant, et bien le monde irait mieux. L’amour ça porte. Tout est plus beau avec de l’amour, la confiance en soi scintille lorsqu’on est aimé. La stabilité s’ancre et le cœur grossit. Les yeux pétillent et les papillons sillonnent notre ventre. L’amour ça guérit, ça apaise, ça anime…

L’amour c’est vital!

J’espère que les filles apprécieront autant les fêtes de noël que moi… J’espère créer de merveilleux souvenirs pour que plus tard elles puissent piocher dans ces ressources d’amour inébranlables, de ces images réconfortantes qui feront d’elles des adultes moins cabossés.

La maternité c’est vraiment complexe. 

Il y a des choses (souvenirs) que je tente de reproduire. Des moments très agréables qui ont marqué mon enfance, comme si j’avais envie de transmettre cette même joie que j’ai pu ressentir autrefois. D’autres décors, d’autres personnages  mais un semblant de mêmes images.

La maternité m’a fait renaître et m’ a donné des ailes. (Et quelques kg en trop, des cernes bleutées mais un coeur remplit).

 


Et toi? est-ce que la maternité a eu un impact sur ta vie? Tes ressentis? Ton passé?


 

Mon passé a un peu conditionné la personne que je suis, ma vision des choses, ma façon d’éduquer. Et puis, j’ai appris a évolué continuellement, en m ‘enrichissant et en essayant d’éviter un maximum ce qui m’avait chagriné, ce qui m’avait fait du mal. Je sais qui j’ai été, je sais qui je suis et je sais celle que je souhaite devenir. Je ne suis pas parfaite, je tente de me soigner des petits maux d’antan, mais comme à chacun, notre histoire c’est notre bagage et nous sommes libres de choisir ce que l’on souhaite transmettre. Quelque part c’est un sacré challenge. C’est comme si ces petits êtres magiques avaient le pouvoir de changer la donne, de réparer notre MOI profond, de nous faire réécrire l’histoire. Comme une chance de rééducation. Comme une chance.

Nous sommes toutes des Christophe Colomb de l’amour, on arrive en terre inconnue, et on apprend, on découvre tout en se découvrant, on se dévoile. 

Merci à nos bouts de choux magiques et à ce qu’ils nous apprennent, au plaies refermées et au recul qu’ils amènent. Le temps guérit, mais ces petits êtres là nous sauvent. Merci à ces poètes des temps modernes qui nous offrent l’amour inconditionnel de façon spontanée et naturelle, qui sèment la poésie avec des areuh et des bulles.

Ils nous offrent ce qui ne s’achète pas.

 

La maternité est parfois difficile, mais si on y pense, c’est l’expérience la plus enrichissante. Si nous n’étions pas si pressés, si impatients qu’ils grandissent, nous profiterions même des pleurs comme une bénédiction. Ces moments particuliers qui nous offrent d’être le fervent chevalier vaillant. A travers leurs yeux, nous devenons l’être le plus important, le plus puissant, l’INDISPENSABLE. Profitons-en, le temps défile. Un jour, on attendra dans la voiture à une rue de l’école pour ne pas que les copains rigolent, car ils seront grands et épris d’indépendance. On souffrira, sans doute en silence, un peu, et encore une fois replongé dans notre propre histoire, on repensera à nos parents, on comprendra alors tant de choses qui nous paraissaient insignifiantes. On reniflera l’odeur de cette écharpe oubliée sur le siège passager et on constatera que l’odeur a bien changée. Du lait caillé au parfum à la mode, quelques pas de plus vers l’émancipation de l’enfant et de son propre parent.

Une pensée à mes parents, une pensée aux parents tout court.
Une pensée à toi, et une pensée à moi, à nous qui grandissons avec nos enfants.

 

J’aime les coliques, j’aime mes nuits hâchées, (je n’aime toujours pas les crises) mais j’aime les cajoler, j’aime la maternité et j’aime surtout celle que je deviens à leurs côtés. Merci la vie. Merci mes filles.

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Sorry pour cet article décousu qui en le relisant n’a pas de réel fil conducteur… Un peu fouillis mais beaucoup MOI.
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Et un jour… #Miłość

 

On se désire , on se déchire , on s’fait du mal , on s’idéale , on se retient , on se retire , on se souvient , on se soupire , on s’imagine , on se dessine , on se devine , on se divine, on se ruisselle des choses belles, on se murmure, on se blessure, on s’écorchure, on s’aventure, on se câline, on s’orpheline, on se marie, on se finit, on s’infinit, on se méprend, on se méprise, on s’y noie, on s’y croit , on s’aperçoit, on se combat, on s’enchaîne, on s’enchante, on se déchaîne, on se déchante, on s’enfuit, on se suit, on se consomme, on se consume, on se délaisse, on se promène, on se concède, on se possède, on se fête, on se défaite, on s’entête, on s’ennuie, on se défend, on se détruit, on s’empire, et sans le dire on se navire, on se chavire, on s’échoue, on se cloue, on se naufrage, on se rivage
on s’emmêle, on se dit qu’on s’aime.
Damien Saez, Quai de Seine

 

Et puis un jour, nos regards se sont croisés. Quelques mots se sont échangés…

 

Je me souviens on a parlé whisky Japonais et Vodka Polonaise.

 

Je me souviens de ton regard vert et cette sensibilité qui émanait de tout ton corps.
Ta mèche rebelle et cette mèche blonde bizarre dans tes cheveux.
Je me souviens, Tom Odell chantait en boucle ❝another love❞. Je me souviens de t’avoir observé sur le practice, sur le départ du 10.  Je me souviens avoir vibré lorsque tu m’as raccompagné à ma voiture… Je me souviens avoir osé imaginer un couple. Toi&Moi.

 

Rien ne devait nous unir… À part le destin! Il est vrai qu’on a tout plaqué.

 

Il est vrai que je t’ai aimé si vite sans provoquer.
Il est vrai qu’il est impossible de calculer.

 

Et notre premier restaurant… Je me revois moi au téléphone essayant de meubler ma trop grande avance avec amie et sœur, remettant les derniers détails de mes cheveux, me relookant dans un miroir, tirer un peu de cash, marchant en scrutant ton arrivée de loin, émoustillée et effrayée…

 

La grand place de Mons.

 

Je t’ai aperçu, toi décontracté, tes cheveux un poil longs que tu remettais en place, ta dégaine sereine et désabusée, ton jean et ton t-shirt foncé.
J‘ai raccroché et j’ai marché vers toi, confiante et pressée.

 

Deux gosses maladroits, cherchant à se plaire, fuyant le regard, cherchant le contact, un premier verre, une conversation décousue…

 

Ce restaurant que tu avais choisi… Ces aléas… Ce repas… cette purée délicieuse pour laquelle je n’avais aucun intérêt. Je scrutais tes lèvres, je te bouffais des yeux, j’avais envie de toucher les mains et que tu puisses lire en moi. Mes yeux qui se trahissaient, puis un peu les tiens aussi…

 

Ce départ… Nos « au revoir » , cette envie de ne plus repartir, ce parfum qui enivre et puis ce baiser presque volé au goût mielleux et chaud. Cette envie de ne plus te quitter… Il faut rentrer. Il fait nuit noire, la lune semblait brillante et les étoiles scintillaient autant que mon cœur tremblait. Ton visage en décor dans ma tête, ta voix en écho dans ma tête.

 

Ces innombrables messages, ces aveux à demis-mots… Nos doigts pianotant sur nos claviers de smartphone.
Cette timidité des premiers instants, cette maladresse des premiers mots…

et si c’était lui!

 

J‘en ai tremblé, je n’en ai plus dormi, j’en ai frémi… Penser à lui, penser à le retrouver…
Imaginer… Se projeter… Sentir la vague de l’amour…

 

Puis on a tout fait vite, moi qui voulait prendre mon temps, toi ton envol. Tu semblais tellement sur de toi, je me sentais invincible!

 

Nous avons emménagé ensemble et c’était parfait!

 

Puis la maison, puis les projets,

et aussi cette fausse couche qui a ajouté beaucoup de noir pendant une longue et difficile période…

 

Tu sais Miłość, la vie c’est pas la belle et la bête, c’est pas la vie en Rose de Piaf. La vie c’est aussi l’incertitude, c’est aussi tomber et se relever, c’est notre parcours fait de blanc et de gris et puis de noir aussi. C’est ton cœur et le mien et nos âmes qui se lient.

 

Mon amour même s’il est vrai que j’ai du caractère, même s’il est vrai que tu n’es pas un ange, mon cœur ne cesse de battre pour toi! Même si on s’est parfois usé, même si on s’est déjà fait du mal, dis moi quel couple vit un compte de fée sans dragons ni sorcières? Ce que nous savons, chaque jour qui passe, c’est que nous nous aimons. Il n’y a pas un jour qui passe, lorsque nous sommes séparés, où l’on ne se manque pas.
Nous avons tous nos démons et nos parcours d’antan.

 

Je ne regrette pas d’avoir croisé ton chemin.

 

Je contemple les pierres de notre édifice, et ce que l’on construit m’apaise.

 

Tu m’as offert le rôle de ma vie, le plus beau, être maman, et même si aujourd’hui nous attendons patiemment (impatiemment) notre deuxième fille, je sais d’ores et déjà que nous formerons une Jolie famille. Pas parfaite, mais à notre image. Je sais que tu feras toujours tout pour que l’on ne manque de rien, je sais qu’il est parfois des choix peu évidents qui te font rater des moments clés de ton (tes) enfant(s). Je sais que je suis parfois exigeante, je sais que parfois tu as besoin aussi de lâcher du leste, je sais parfois qu’on ne se comprend pas, j’ai conscience que nous sommes différents avec des fonctionnements différents avec parfois des visons différentes.
Mais n’est-ce pas là aussi la qualité d’un couple? Essayer et arriver à composer malgré les nombreuses différences? Marcher ensemble vers les mêmes objectifs de vie? Se tenir la main et ne pas la lâcher quand l’un des deux tombe?

 

Toi le sédentaire, moi l’électron libre. Moi la tornade, toi le fleuve tranquille.

 

Tu restes quoi qu’il advienne mon ami, mon amant, mon amour, le père de mes enfants.

 

J‘aime ton odeur, comme j’aime tes yeux, ta bouche, tes mains et tes sourires qui en disent longs.
J‘aime quand ta main serre la mienne, j’aime ta présence non loin de moi.

J‘ai toujours eu du mal à me poser, j’ai toujours eu peur de l’engagement.
Et aujourd’hui nous sommes ensemble, un avenir plein de promesses, deux enfants à élever, un cocon à retrouver, des challenges à relever, des voyages à programmer, de l’amour à semer et partager, des moments familiaux à savourer, des moments d’amoureux à trouver et créer…

Miłość, je t’aime!

Je t’aime pour ta patience, je t’aime pour ta douceur, je t’aime pour ta gentillesse, je t’aime pour ta bonté d’âme, je t’aime pour ton charisme, je t’aime pour ce que tu es, malgré tes défauts, malgré mes défauts, malgré les maux, au delà des mots…

 

Montrons le bon exemple à nos Minoushkas, réussissons là où d’autres ont échoué. Même si le quotidien avec un enfant (bientôt deux) est parfois semé d’embûches et de discordes. Même s’il faut se surpasser pour retrouver des moments à deux et ne pas oublier l’autre… Même si la fatigue est omniprésente et empiète sur le reste. Pardon de ne pas toujours être celle que j’étais, pardon de m’emporter pour des bêtises, parfois.

 

Aimons-nous toujours envers et contre tout, stp Miłość, ne lâche pas ma main.

 

C’est beau l’amour
quand on est amoureux
c’est beau l’amour
quand il est dans les yeux
dans les yeux

de ceux qui s’aiment
autant que moi je t’aime

c’est beau l’amour
et moi je t’aime…
 Damien Saez, Quai de Seine

Et moi alors? #PlaceDel’enfant

Depuis que nous avions appris cette grossesse, nous essayons de préserver, de préparer, d’anticiper différentes choses avec Ꮥienna-ℛose. Petite fille intelligente très réceptive, et qui nous donne l’impression de bien comprendre ce qu’il se trame…


Elle adore cette illustration de ❝ma baby encyclopédie Larousse❞ il s’intitule ❝pourquoi?❞  (éditions Larousse).

Elle dit elle-même que le bébé est dans ma didine, que c’est sa sœur, et parfois tendrement elle l’appelle de cette façon affectueuse un peu écorchée ❝label❞ ♡ autant te dire que nous décédons d’amour devant tant de mignonnitude.

Nous avons aussi les livres suivants:


Elle aime beaucoup celui-ci, évidemment nous mentionnons ❝le bébé❞ et non pas le petit frère comme le livre l’indique initialement.

Elle aime raconter les étapes dans ce livre, le bébé qui joue, qui pleure, qu’on lave, qu’on change…

Parfois elle demande pourquoi ou c’est quoi.. et nous papotons…

Preuve à l’appui


Ou encore celui-ci, récemment offert par belle-maman, avec des illustrations toutes douces que j’avais déjà aperçu à gauche à droite sur la toile:

Il y a aussi ce petit chouchou là qu’on affectionne beaucoup (surtout moi), les dessins confectionnés par l’enfant de l’auteur si je ne me trompe pas… Ꮥienna-ℛose l’aime beaucoup également, mais son préféré restera l’accouchement de l’encyclopédie… Elle mime même le bébé qui pleure…


Je te conseille vraiment ce livre tout charmant.

 



 

On a décoré les nouvelles chambres des filles (nouvel endroit donc c’est soft et j’attends des stickers car ici on loue donc pas de folie en sachant qu’on y restera pas 2000 ans non plus).

Ꮥienna-ℛose a vu son ancien lit remonté, nettoyé et décoré d’une autre façon…
Elle sait que c’est la chambre de ℒilas-ℬeℓℓe et n’hésite pas à le crier à tue-tête. On a trié ses anciens jouets de bébé et ils sont placés dans la chambre du nouveau bébé.
Hier, je suis allée dans un magasin spécialisé pour récupérer des cadeaux offerts via la liste de naissance (mesenvies.fr), et là j’ai compris une chose…

Ꮥienna-ℛose qui me regarde fixement du haut de ces même pas 2 ans, et me dit ❝pour soeur?❞ ❝bébé label?❞ ❝cadeau?❞.

Je lui ai expliqué que Oui c’était un cadeau pour sa petite soeur… Elle m’a alors montré la vache qu’on lui avait promis et avec laquelle elle jouait beaucoup chez la nounou, et m’a lâché un ❝ka-Yose❞ (façon dont Elle prononce son prénom).

Alors je lui ai pris sa vache, Elle était contente.

J’ai pris conscience. Qu’elle savait très bien ce qui se passait, Elle voit des nouvelles choses arriver…. Elle comprend que le cosy n’est pas pour Elle, que le transat dans lequel Elle aime encore se glisser est sorti pour sa petite soeur. 

Et je me suis dit: « j’espère qu’elle ne sent pas délaissée » qu’elle n’imagine pas que tout est pour la deuxième et plus pour elle.

Hier encore, nous avions mis un matelas gonflable dans la chambre de la deuxième (invités oblige). J’ai retrouvé Ꮥienna-ℛose a l’intérieur du lit à barreaux, Elle avait ouvert la petite boîte Mam contenant la première tutute de la deuxième pépite et Elle tétait généreusement. Quand elle m’a vu elle a voulu filer en disant que c’était un bébé… 

En effet, Ꮥienna-ℛose retombe en petite enfance. Elle qui n’a jamais pris la tétine je lui en ai acheté une à sa demande, qu’elle mâchouille. Elle me réclame parfois un biberon que je lui donne, Elle souhaite être prise dans les bras comme un bebe ce que nous faisons. On la traite comme un enfant de son âge, mais si Elle a besoin de ceci pour se rassurer, on ne cesse de lui répéter que c’est notre premier bebe, qu’elle sera toujours notre petit bebe adore… 

 

Qu’elle aura bientôt une copine de vie avec qui elle pourra jouer. Qu’elle pourra lui faire des Bisous et des câlins.

En ce moment aussi, Elle demande souvent des câlins à 3. Elle adore prendre la tête de Vincent et la mienne et nous ❝obliger❞ à nous faire des bisous. Ça nous fait rire et fondre à la fois.

Ma toute petite, ma première, mon amoureuse, mon oxygène… Je te promets que ni papa ni moi ne t’aimerons moins, parfois, c’est vrai tu te sentiras sans doute un peu délaissée car ta soeur prendra beaucoup de place au début, beaucoup de temps devra lui être accordé car elle est minuscule et aura besoin des mêmes soins que toi petite tu auras eu. Mais Jamais rien ne viendra altérer ce que l’on ressent pour toi. À dire vrai, nous t’aimons plus chaque jour qui passe et je sais que la fierté l’emportera. On le sent tu seras une grande sœur aimante, une grande sœur parfaite, et ça remplira encore plus nos cœurs de bonheur et d’amour. Tu vois ma douce, tu es l’amour incarné, tu comprends l’amour on ne peut que t’aimer. Je te promets, nous te promettons de t’aimer toujours plus…

On vous aimera, ta soeur et toi.
D’une force indescriptible et sans répit.

Tu auras eu cette chance d’être la première de pouvoir profiter de nous pleinement.. ta soeur va devoir apprendre dès son plus jeune âge à partager, à patienter..  Mais je vous promets de faire de mon mieux pour que chacune trouve sa place, pour que chacune se sente aimée malgré nos coups de têtes, malgré ma fatigue, malgré ma culpabilité de ne pouvoir tout gérer, mais je l’accepte déjà. Papa se joindra à moi quoi qu’il arrive. Car il vous aime tant. SES filles, SES joyaux. Vous êtes sa force au quotidien et aussi sa fierté. 

Hier quand je t ai expliqué mon ange que ta soeur avait prévu de t’offrir un cadeau lorsque tu viendrais la voir, tu souriais… Avec ta bouche et avec tes yeux. Tu semblais ravie… tu as répété ❝cadeau ka-yose ❞. Et les larmes dans mes yeux j’ai essayé d’imaginer. 

C’est fou, d’instinct lorsque j’achète quelque chose pour ℒilas-ℬeℓℓe, je te prends aussi quelques chose à toi.

Je sais ce que c’est d’être jalouse de sa petite soeur, de l’amour qu’on lui porte, de se sentir délaissée. Schéma familial non-classique.

Je suis avec ma soeur très fusionelle  et même si on se déchirait étant plus jeunes, on s’aimait profondément. Je peux affirmer que les années ont renforcé notre amour. Malgré nos 5 ans d’écarts. Marraine de Ꮥienna-ℛose, ma première confidente, mon alliée dans cette vie, mes coups de cœurs et mes coups de gueule! C’est une amie à vie.

J’espère secrètement et avec tout ma force que votre complicité nous mettra à terre… que vous vous aimerez et que vous resterez soudées malgré les épreuves de la vie qui s’annoncent être nombreuses sans que l’on puisse les anticiper.
Nous, mère Veilleuse et père Fection ne voient que par vous. Vous êtes les priorités de nos vies. Nous allons nous surpasser pour vous offrir le meilleur, des valeurs, une famille, de l’amour, et des voyages…

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Anecdote:
Il y a deux ans, j’avais ce petit cadenas coeur… Juste le cadenas… Et je l’ai associé à mon premier bébé… Je sais c’est bête, je l’ai conservé précieusement en me disant qu’un jour je lui remettrai..

Il y a quelques mois à peine, je suis rentrée dans un magasin, et j’ai trouvé une petite clé avec un coeur dessus, je l’ai ramassé et je l’ai lavé en rentrant. et là j’ai eu l’idée de les utiliser ensemble…

Elles fonctionnent, le cadenas et la clé sont faites pour être ensemble…
Deux soeurs, une belle histoire, le hasard, le destin… Un jour elles les auront et je leur expliquerai cette histoire trop mignonne.