Sans réfléchir…. #bazar

Ce soir il est 21h46.

21h46 et tout est silencieux.

Le silence, 21h46, les filles dorment. Mes filles. Celle de presque 26 mois et celle de presque 2 mois.

(La photo était juste avant que Ꮥienna-ℛose ne sombre dans le sommeil, alleluia).

C’est rare!

Je suis par terre.

Sur la moquette bleue de cette chambre d’adolescent de Monsieur Lladymum.

Je gratte le réseau de belle maman.

Lui, il n’est pas là. Il a dû rester l’autre côté à cause du boulot. Trop de boulot, vivement l’hiver pour qu il puisse profiter de la basse saison, et nous de l’homme qui partage ma vie et elles de leur papa chéri.

Ꮥienna-ℛose est propre depuis lundi d’avant… Jour & nuit grâce ou à cause d’une mère indigne qui a oublié d’acheter des couches (en vrai c’est l’homme qui a oublié j’ai juste oublié de lui rappeler à lui d’en acheter).

Je n’ai pas le temps d’écrire, je suis à la bourre tout le temps… Soit je fais un plat sain pour ma bichette (et moi) soit j’écris un article, tu l’as compris le choix est vite fait… (le carré plaque de chocolat lui ne me prend que quelques secondes). Je suis Moins présente mais je suis souvent seule à la maison, et avec deux enfants en bas âge, ben c’est ma vie qui est rock and roll. Penser à elles avant de penser à soi.

Evidemment elles ne sont pas synchro, ni sur les siestes ni sur les repas ni sur les cris ou les pleurs. Elles sont synchro pour le bain, ah le bain c’est du sport.

La salle de bain chauffée façon spa (sans la station balnéaire), j’étouffe et je termine en sous vêtements.

Si C’est la douche? Alors c’est Ꮥienna-ℛose et moi dedans avec ℒilas-ℬeℓℓe dans le doomoo en face de nous… Ou c’est Ꮥienna-ℛose que je savonne (bon j’en ai partout et ça la fait rire) et je lui laisse la douchette, c’est l’éclate pour elle, moi je suis dépitée quand je regarde le sol mais je m’active car la miochette attend son tour. Je la plonge dans son shantala ou dans la baignoire sans transat… Elle adore!

Si c’est le bain? Alors d’abord ℒilas-ℬeℓℓe, je m’active, je la lave, je la sors et l’emmitoufle, Ꮥienna-ℛose plonge, je la lave, Elle joue, je termine par un massage de ℒilas-ℬeℓℓe avant de l’habiller. Ꮥienna-ℛose sort, elle se badigeonne d’huile de coco (ou d’une autre) pyjama et on file manger …

Le thermomix… Cet accessoire que je ne voulais pas, MAis l’homme a insisté avec un argument de taille ➳ (2015) ❝ça me permettra de cuisiner pendant que tu donnes le bain à notre bebe ou que tu la nourrisses❞ dixit l’homme (ps: tu m’as bien eue hein, en vrai JE CUISINE 😂😂). Cet accessoire qui est bien pratique quand je suis organisée et quand j’ai pas le temps, légumes vapeur, soupe, repas mijoté etc…. MERCi Monsieur Lladymum, même si tu cuisines peu, MoI ça m’aide quand même!

Bizarrement, la nuit je gère.. En vrai j’adore le stade poupon. Me dire que ce minuscule bébé dépend de moi. Seul repère, je me dois de lui être dévouée et disponible je suis son indispensable et je compte bien assurer! Elle sera vite bien trop grande à mon goût. Le matin c’est plus difficile. Puis Ꮥienna-ℛose qui dort toujours peu (tout sa maman cette fille). J’ai cette chance de n’avoir jamais beaucoup dormi… 2h de sommeil peut suffire (avant 😂😂😂). Non je ne fais JAMAIS de sieste et je ne mens pas si je dis qu’en 2 ans j’en ai peut être fait 4! Je suis malade juste après, j’aime pas les siestes! Même si aujourd’hui je pourrai m’écrouler, mais pendant que l’une dort l’autre joue, rigole, pleure, boit, …. bref quand l’une dort l’autre pas!

Je suis plus organisée avec ce deuxième bébé. Je suis plus sereine, pleine de confiance, j’ai changé pas mal de choses aussi. Bon ℒilas-ℬeℓℓe fait des siestes alors que Ꮥienna-ℛose n’en faisait que très très peu au même âge (elle en faisait pas en réalité), du coup je libère du temps pour la première, et j’essaye d’en dégager pour les tâches ménagères (et pardois mon vernis aussi 😂😂).

J’ai moins de patience (avec tout le monde), le manque de sommeil y est pour beaucoup, j’ai envie de partir loin parfois, juste avoir une conversation normale entre adultes normaux… C’était comment déjà avant? Oh non, attention, n’imagine pas que je me plains. J’aime ma vie et j’aime surtout par dessus tout mes minoushkas! Elles sont mon tout et comble le néant! Je possède cette richesse du coeur et ça vaut tout l’or du monde.

C’est vrai c’est pas facile tous les jours. C’est vrai parfois j’ai l’impression de devenir folle. C’est vrai je ne suis plus du tout maniaque (y a qu’à checker mes carreaux et la phrase que je sors à Monsieur ➳❝à quoi bon Ꮥienna-ose passe juste derrière pour y tamponner ses 10 doigts❞. Attention je lave quand même mes carreaux mais pas toutes les semaines MERdE).

Bon, j’ai quand même des tocs, des vrais.

J’essaye aussi de nous aérer chaque jour, pour Ꮥienna-ℛose c’est tellement important de faire une activité en plus de celles faites à la maison…

Puis on en parle de mon apparence de clodo obèse (je te l’accorde c’est rare cette association), bref j’ai toujours du mal avec mon corps Car je ne sais rien mettre, je n’ai pas envie de le brusquer et je dois attendre la kiné post partum et ensuite à moi le sport pendant que papa garde les biches ( on a conclu un marché mon gars, et je t’expose à beaucoup de gens là, tu peux pas te défiler!!!). Bimmmm d’int’gueule comme on dit en belgique 😂😂😂.

J’ai trop d’articles en attente, j arrive plus à aller voir mes comptes préfèrés, mais l’appel du lange est toujours prioritaire (heu et le reste 😂🙊). J’ai pas envie de balancer n’importe quoi comme ça (ahhh ouais c’est ce que je fais avec celui-ci).

Le prochain article sera sur l’homéopathie ou celui de la liste de jouets et ensuite ma routine naturelle… j’essaye d’être le plus complète possible et j’essaye de garder un article, selon MoI, de qualité…

Ici c’est aussi mon échappatoire et écrire me fait tellement de bien! C’est un peu ma thérapie 🙂

Puis tellement de chouettes rencontres aussi….

Je suis maman mais pas que, on essaye toutes de composer et de jongler entre nos nombreux rôles … (un article sur ça aussi 😂😂😂 je crois que je vais écrire la nuit juste après la tétée de miss ℒilas-ℬeℓℓe).

Ben oui Car le soir c’est la course, la vraie. L’éveil de ℒilas-ℬeℓℓe, le retour de l’homme, le moment Monsieur lladymum + Ꮥienna-ℛose, le repas du soir à 4, sauf si la minuscule dort… Rangement… câlin-série, rituel du dodo de Ꮥienna-ℛose avec ℒilas-ℬeℓℓe dans les bras qui souvent tête au même moment…

Et MoI je case ma douche en fonction de l’instant propice. L’instant propice est un salopard, petit vicieux, il change d’heure chaque jour et parfois me pose même un lapin!

Je case aussi les courses, même si Monsieur tente souvent après le boulot de s’en charger…

On case les rendez-vous aussi, parfois ça passe, parfois ça casse.

Je passe ma vie au sol comme illustre ci dessous:

C’est pareil partout, Car si je veux combiner plusieurs activités sans me casser le dos, c’est la seule position qui m’est confortable et me permet d’avoir les mains libres …. mouhahaha, tu te reconnais aussi? Ou alors toi aussi tu as développé des muscles de folie au niveau pieds-orteils? (Ouais je retire la prise de l’aspirateur avec les orteils, si si je te jure, une vraie discipline 😂😂). ➳ le sirop homéopathique, l’accompagnement au pot de Ꮥienna-ℛose, les jeux de la marchande dans la chambre de Ꮥienna-ℛose, le maquillage de maman avec ℒilas-ℬeℓℓe sur les jambes et Ꮥienna-ℛose qui attend son tour pour un coup de pinceau, ou son baume à lèvres (gloss à lèvres homemade et 100% bio, vegan & naturel, bientôt sur le blog AUSSI 😂 one day..).

Cet article est un vrai bazar, sorry, c’est un peu ma vie du moment… 😘😘 des bisous je planche sur le reste ♡

Lladymum.

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Et un jour… #Miłość

 

On se désire , on se déchire , on s’fait du mal , on s’idéale , on se retient , on se retire , on se souvient , on se soupire , on s’imagine , on se dessine , on se devine , on se divine, on se ruisselle des choses belles, on se murmure, on se blessure, on s’écorchure, on s’aventure, on se câline, on s’orpheline, on se marie, on se finit, on s’infinit, on se méprend, on se méprise, on s’y noie, on s’y croit , on s’aperçoit, on se combat, on s’enchaîne, on s’enchante, on se déchaîne, on se déchante, on s’enfuit, on se suit, on se consomme, on se consume, on se délaisse, on se promène, on se concède, on se possède, on se fête, on se défaite, on s’entête, on s’ennuie, on se défend, on se détruit, on s’empire, et sans le dire on se navire, on se chavire, on s’échoue, on se cloue, on se naufrage, on se rivage
on s’emmêle, on se dit qu’on s’aime.
Damien Saez, Quai de Seine

 

Et puis un jour, nos regards se sont croisés. Quelques mots se sont échangés…

 

Je me souviens on a parlé whisky Japonais et Vodka Polonaise.

 

Je me souviens de ton regard vert et cette sensibilité qui émanait de tout ton corps.
Ta mèche rebelle et cette mèche blonde bizarre dans tes cheveux.
Je me souviens, Tom Odell chantait en boucle ❝another love❞. Je me souviens de t’avoir observé sur le practice, sur le départ du 10.  Je me souviens avoir vibré lorsque tu m’as raccompagné à ma voiture… Je me souviens avoir osé imaginer un couple. Toi&Moi.

 

Rien ne devait nous unir… À part le destin! Il est vrai qu’on a tout plaqué.

 

Il est vrai que je t’ai aimé si vite sans provoquer.
Il est vrai qu’il est impossible de calculer.

 

Et notre premier restaurant… Je me revois moi au téléphone essayant de meubler ma trop grande avance avec amie et sœur, remettant les derniers détails de mes cheveux, me relookant dans un miroir, tirer un peu de cash, marchant en scrutant ton arrivée de loin, émoustillée et effrayée…

 

La grand place de Mons.

 

Je t’ai aperçu, toi décontracté, tes cheveux un poil longs que tu remettais en place, ta dégaine sereine et désabusée, ton jean et ton t-shirt foncé.
J‘ai raccroché et j’ai marché vers toi, confiante et pressée.

 

Deux gosses maladroits, cherchant à se plaire, fuyant le regard, cherchant le contact, un premier verre, une conversation décousue…

 

Ce restaurant que tu avais choisi… Ces aléas… Ce repas… cette purée délicieuse pour laquelle je n’avais aucun intérêt. Je scrutais tes lèvres, je te bouffais des yeux, j’avais envie de toucher les mains et que tu puisses lire en moi. Mes yeux qui se trahissaient, puis un peu les tiens aussi…

 

Ce départ… Nos « au revoir » , cette envie de ne plus repartir, ce parfum qui enivre et puis ce baiser presque volé au goût mielleux et chaud. Cette envie de ne plus te quitter… Il faut rentrer. Il fait nuit noire, la lune semblait brillante et les étoiles scintillaient autant que mon cœur tremblait. Ton visage en décor dans ma tête, ta voix en écho dans ma tête.

 

Ces innombrables messages, ces aveux à demis-mots… Nos doigts pianotant sur nos claviers de smartphone.
Cette timidité des premiers instants, cette maladresse des premiers mots…

et si c’était lui!

 

J‘en ai tremblé, je n’en ai plus dormi, j’en ai frémi… Penser à lui, penser à le retrouver…
Imaginer… Se projeter… Sentir la vague de l’amour…

 

Puis on a tout fait vite, moi qui voulait prendre mon temps, toi ton envol. Tu semblais tellement sur de toi, je me sentais invincible!

 

Nous avons emménagé ensemble et c’était parfait!

 

Puis la maison, puis les projets,

et aussi cette fausse couche qui a ajouté beaucoup de noir pendant une longue et difficile période…

 

Tu sais Miłość, la vie c’est pas la belle et la bête, c’est pas la vie en Rose de Piaf. La vie c’est aussi l’incertitude, c’est aussi tomber et se relever, c’est notre parcours fait de blanc et de gris et puis de noir aussi. C’est ton cœur et le mien et nos âmes qui se lient.

 

Mon amour même s’il est vrai que j’ai du caractère, même s’il est vrai que tu n’es pas un ange, mon cœur ne cesse de battre pour toi! Même si on s’est parfois usé, même si on s’est déjà fait du mal, dis moi quel couple vit un compte de fée sans dragons ni sorcières? Ce que nous savons, chaque jour qui passe, c’est que nous nous aimons. Il n’y a pas un jour qui passe, lorsque nous sommes séparés, où l’on ne se manque pas.
Nous avons tous nos démons et nos parcours d’antan.

 

Je ne regrette pas d’avoir croisé ton chemin.

 

Je contemple les pierres de notre édifice, et ce que l’on construit m’apaise.

 

Tu m’as offert le rôle de ma vie, le plus beau, être maman, et même si aujourd’hui nous attendons patiemment (impatiemment) notre deuxième fille, je sais d’ores et déjà que nous formerons une Jolie famille. Pas parfaite, mais à notre image. Je sais que tu feras toujours tout pour que l’on ne manque de rien, je sais qu’il est parfois des choix peu évidents qui te font rater des moments clés de ton (tes) enfant(s). Je sais que je suis parfois exigeante, je sais que parfois tu as besoin aussi de lâcher du leste, je sais parfois qu’on ne se comprend pas, j’ai conscience que nous sommes différents avec des fonctionnements différents avec parfois des visons différentes.
Mais n’est-ce pas là aussi la qualité d’un couple? Essayer et arriver à composer malgré les nombreuses différences? Marcher ensemble vers les mêmes objectifs de vie? Se tenir la main et ne pas la lâcher quand l’un des deux tombe?

 

Toi le sédentaire, moi l’électron libre. Moi la tornade, toi le fleuve tranquille.

 

Tu restes quoi qu’il advienne mon ami, mon amant, mon amour, le père de mes enfants.

 

J‘aime ton odeur, comme j’aime tes yeux, ta bouche, tes mains et tes sourires qui en disent longs.
J‘aime quand ta main serre la mienne, j’aime ta présence non loin de moi.

J‘ai toujours eu du mal à me poser, j’ai toujours eu peur de l’engagement.
Et aujourd’hui nous sommes ensemble, un avenir plein de promesses, deux enfants à élever, un cocon à retrouver, des challenges à relever, des voyages à programmer, de l’amour à semer et partager, des moments familiaux à savourer, des moments d’amoureux à trouver et créer…

Miłość, je t’aime!

Je t’aime pour ta patience, je t’aime pour ta douceur, je t’aime pour ta gentillesse, je t’aime pour ta bonté d’âme, je t’aime pour ton charisme, je t’aime pour ce que tu es, malgré tes défauts, malgré mes défauts, malgré les maux, au delà des mots…

 

Montrons le bon exemple à nos Minoushkas, réussissons là où d’autres ont échoué. Même si le quotidien avec un enfant (bientôt deux) est parfois semé d’embûches et de discordes. Même s’il faut se surpasser pour retrouver des moments à deux et ne pas oublier l’autre… Même si la fatigue est omniprésente et empiète sur le reste. Pardon de ne pas toujours être celle que j’étais, pardon de m’emporter pour des bêtises, parfois.

 

Aimons-nous toujours envers et contre tout, stp Miłość, ne lâche pas ma main.

 

C’est beau l’amour
quand on est amoureux
c’est beau l’amour
quand il est dans les yeux
dans les yeux

de ceux qui s’aiment
autant que moi je t’aime

c’est beau l’amour
et moi je t’aime…
 Damien Saez, Quai de Seine

J’étais pas prête #réalité

J’ai aimé mon enfant dès le départ, je l’ai imaginé avant la première échographie, je l’ai accompagné pendant 9 mois en le protégeant de tout (de ce que je pouvais), je lui ai donné la vie, j’ai oublié de dormir, de manger, de prendre soin de moi et je me suis consacrée à lui pendant de longs mois, j’ai dû faire des choix, j’ai mis mes envies au placard pour satisfaire les siens sans broncher, j’ai essayé et j’essaye de l’éduquer d’une façon qui me semble juste… À refaire, je referai tout de la même façon, j’en profiterai Sans doute encore plus…



 

Je n’étais pas prête…

Je ne suis et n’étais pas préparée.

On ne m’avait pas dit que l’entourage pouvait autant impacter sur la vie de mon enfant et empiéter alors sur ma vie, mes humeurs, les siennes aussi… Sur mes remises en questions constantes…

Oh oui j’ai imaginé crier, scander, hurler sur quiconque viendrait faire chavirer notre rythme, nos routines, nos trucs à nous de l’éducation. Mais j’avais pas imaginé.

Bien sûr j’avais conscience que les grands parents allaient être plus laxistes. Au fond c’est un peu le rôle de ses parents à la retraite, cette opportunité de pouvoir profiter pleinement sans avoir le mauvais rôle.

Dans le fond, tout est fait par gentillesse, sans penser à mal (j’espère).
Une petite fille entourée d’amour et choyée par tous, admirée par tous, adorée par tous… Alors? Oui dans le fond, c’est sûrement pour profiter de ce rôle particulier qui offre d’autres avantages que nous, les parents… Mais parfois je voudrais que le bon sens fasse partie du jeu… Je voudrais bien que l’on ne la cajole pas juste après que je sois passée par là pour la gronder. J’aimerais parfois qu’on ne cède pas à toutes ses envies culinaires pour qu’elle évite la crise de foie (même si elle adore le chocolat et que je suis aussi une fan incontestée!). J’aimerais parfois qu’on ne dise pas Oui quand je dis non, juste après moi, juste devant moi…

Mais je ne pensais pas, j’étais pas prête à essuyer des remarques, à essuyer de la mesquinerie, à devoir me justifier devant quelques choix (moi la fille bizarre, la marginale, le vilain petit canard rebelle, ben oui maman green, maman bio, maman homéopathie, maman dme, maman pas conventionnelle quoi…).

Mais surtout je n’étais pas prête à subir les conséquences des actes des autres à travers mon propre enfant. Cet enfant qui me réclame quand elle se blesse ou fait un mauvais rêve. Cet enfant qui cherche mon regard avant d’effectuer quelque chose comme si mon approbation importait. Cet enfant qui me dit je t’aime en me caressant le visage. Cet enfant qui me réclame dès le matin et me suis partout. Cet enfant câlin qui s’inquiète lorsque j’ai une contraction ❝maman ça va?❞. Cet enfant que j’aime à en crever et que je connais par cœur..

À un détail près…

Ce même enfant qui depuis 2 jours qui me semblent si longs, me nie littéralement, refuse que je l’approche, réclame sa grand mère et ne veut qu’elle, fait des caprices gigantesques avec crises et pleurs d’hystérie… Je n’ai rien changé à mon attitude… Mais l’entourage est permissif… à coup de réconfort et de gaveries sucrées… À coup de contradiction des habitudes de maman… Un enfant roi qui en profite et qui le maîtrise parfaitement! Un enfant roi que je découvre avec effroi, moi spectatrice et actrice dépassée.

Le cœur en miettes, le cerveau en ébullition, je me questionne. Je le

Prends mal… Je me braque et je souffre.

Fin de grossesse et hormones en montagnes russes… Je prends tout dans la gueule et je ne digère pas… Pire je ne gère pas! Je ne sais comment réagir..

S’imposer, avoir du tact… Je ne flanche pas mais j’ai le cœur en vrac. J’essaye de m’affirmer, je garde mes positions, je prends du recul… Mais je souffre terriblement de ne pas, plus, reconnaître cet enfant qui est le mien et que j’aime par dessus tout! Lui en vouloir? C’est impossible… Comment? Pourquoi?

Et puis je retrouve ce bébé que je connais dès que nous sommes à deux, dès que nous sommes en dehors de ce contexte, dès que nous sommes autre part…

Mais alors comment faire? Accepter? S’incliner? Se faire une raison?

Je m’étais préparée (pas tout à fait) à ce qu’un jour elle me « repousse ».

Le premier jour d’école devant les copains, pas de bisous ..
J’avais imaginé souffrir lorsqu’elle aurait un petit copain et qu’elle prendrait son envol…
J’avais anticipé qu’un jour elle prendrait son indépendance, qu’elle serait autonome et que je serai rangée au placard pour n’en sortir qu’en cas de pépin…
Je savais bien qu’on ne faisait pas un enfant pour soi, qu’il nous appartiendrait jamais…

Mais j’étais pas prête à vivre tout çà avant même qu’elle puisse avoir deux ans… À ne pas me sentir soutenue… Ni même comprise en réalité. De ne plus me sentir à ma place et ne pas savoir comment réagir.

Welcome maman! Les aléas (ou les frasques) de la maternité.. les dégâts du comportement sur un système que tu as galéré à mettre en place…

Alors Oui je prends du recul, je sais qu’elle a un comportement différent parfois avec certaines personnes, mais à ce point là c’est totalement innovant… Evidemment, je ne peux exiger la même ❝autorité❞ pour tous, je ne peux imposer ma vision des choses, chacun éduque son enfant comme il l’entend.

J’ai confiance en Ꮥienna-ℛose, je sais qu’elle comprend énormément, la preuve avec ce comportement d’ailleurs… Je sais que je dois lâcher du leste, me détacher mais parfois c’est usant… Complètement usant. Oui Car derrière c’est maman qui assume et rectifie les débordements, qui recadre un minimum et ce pendant plusieurs jours… Mais ça on ne le voit pas. (Même si quand même, ces gens là ont eu des enfants il y a bien longtemps).

Ça paraît bête mais Oui quelques jours de caprices accomplis c’est quelques jours à batailler.

Ouiiiiii c’est certain Ꮥienna-ℛose n’est pas toujours la petite fille modèle avec moi en tout temps. Ça serait mentir et mener les autres en bateau en laissant miroiter des choses envieuses! Oui il est évident que nous essuyons quelques rapports de force en expliquant toujours les choses un maximum… Oui qu’elle me provoque parfois, mais cette attitude ne dure pas et ne prend pas des envergures aussi intenses. Elle me fait aussi des caprices, mais elle sait qu’elle n’en sort jamais victorieuse et me demande pardon ensuite, rectifie alors son comportement. Il est normal de tester, ma petite chérie je ne peux la blâmer!

Maman cœur d’artichaut est juste blasée de passer pour la vilaine maman dans les yeux de son bébé adoré…

Néanmoins, je remercie la famille d’être présente pour elle et de l’aimer comme il se doit.

Et si je te disais que j’ai peur…

Tu es sans doute au courant, mon deuxième bébé est apparement pressée de rencontrer sa famille. Au fond je la comprends … On est quand même formidables malgré nos défauts.

Néanmoins, il est trop tôt.. Enfin c’est quoi trop tôt dans le fond??

À 33 semaines c’est un peu juste d’accoucher, bien que parfois ça se passe très bien et parfois pas…

Je suis de 34 semaines à présent, et chaque jour compte. Je suis au repos. Je suis sous UTROGESTAN, progestérone en soi.  Avec Ꮥienna-ℛose c’est difficile de se reposer… MAis la famille est là… 

Il s’avère que je culpabilise. Un déménagement à plus de 7 mois de grossesse (pour une deuxième grossesse) c’est peut être un peu hard.. surtout lorsque comme moi on aime gérer, organiser et vouloir assurer. Force est de constater que je n’y arrive pas, plus.
Avant de reprendre la route (2h), en sachant que les vibrations ne sont pas toujours les bienvenues en fin de grossesse, oui parce que là je suis quand même à 8 mois et demi, il était impératif de checker mon col à l’hôpital. Décision personnelle.

Et j’ai bien fait…

Liste des symptômes?

– pas glamour- 

  1. Sensation que bébé est très bas et qu’elle pousse.
  2. Décharges électriques dans le vagin.
  3. Douleurs lombaires que seul le bain peut calmer.
  4. Ne plus savoir marcher chaque matin.
  5. Essoufflement plus plus plus et fatigue extrême.
  6. Ventre qui est bien descendu et qui annonce une sortie imminente ou pas?

Résultat:

  1. Col un peu effacé ➳ je suis passée à 24mm.
  2. Col ouvert en externe.
  3. Bébé positionné assez bas avec pression.


Bref, c’est pas le moment.

Bonus du jour, j’ai perdu le bouchon muqueux…. arfff… 

Tu sais le bouchon qui fait barrière entre l’utérus et le vagin.

Alors quoi? 

Monsieur est en tournoi, un tournoi important je ne lui ai rien dit de ce détail, je vais attendre fin d’aprem la fin de sa partie… je suis avec mon papa, je ne risque rien… 
J’ai appelé la maternité, ma Gynéco est en congé ce jour.

Demain Elle sera là, alors je suppose que demain je serai sans doute sujette à pousser la porte de l’hôpital… Juste pour voir? Juste pour me rassurer? Pour rien?
Tu sais, je suis sereine dans l’ensemble, je me qualifie comme une personne positive le plus souvent…

Mais à cet instant précis, je ne suis plus certaine de rien. 

Oui ℒilas-ℬeℓℓe fait sans doute un poids très correct, Oui ℒilas-ℬeℓℓe est sans doute pressée vu comment elle s’agite et presse le fond de mon utérus comme un citron…

Mais ce côté ou je ne maîtrise rien, me paralyse… Et si… (tu le vois le cerveau qui joue des tours et se met turbiner…).

Si j’écoute les uns, ça peut être la catastrophe, bébé va peut être avoir besoin d’assistance pour respirer… Peut-être ne parviendra t-elle pas à téter…. Peut être qu’il y aura des complications dont on ne me parle pas, que je ne connais pas, que j’ai sans doute peur d’aborder….

Et ils ont raison!

Si j’écoute les autres, à 34 semaines l’enfant est plus que viable, c’est quand même courant de nos jours, les hôpitaux sont équipés de sorte à accueillir ces bébés un poil plus fragiles… Puis moi-même je suis une grande préma, je me porte bien..

C’est vrai aussi!

Oui mais voilà, je culpabilise d’en avoir sans doute trop fait pour ce déménagement. Je dois me reposer MAis avec Ꮥienna-ℛose de presque deux ans et une énergie débordante c’est un tantinet galère. Puis la nature fait ce qu’elle veut… 

Utrogestan ou non, comme dit le Gyneco, si la nature a décidé, on ne  peut pas toujours stopper les choses…

Alors je pense et je me mets à souhaiter que si ça arrive, que tout se passe bien! Surtout qu’elle se porte bien, qu’elle soit assez forte pour affronter cet extérieur tout comme un  bébé de 41 semaines ou du moins minimum 37. Alors j’imagine que c’est une guerrière qu’elle a mon caractère et cette force de vivre au bide.

Je dévore les histoires des autres et en même temps je ne devrais pas… Ça me rassure et ça m’effraie à la fois.

Je fais ENFiN ce travail sur moi-même. J’endosse la sérénité et je me persuade du meilleur. Ce même travail que j’ai effectué pour Ꮥienna-ℛose un peu plus tard, certes, dans la grossesse. MAis je me dis qu’avec des idées vaillantes on va former une équipe de choc. De toute façon, si c’est le moment on n’aura pas le choix. 

Ici dans cette région, ma famille est proche et les solutions multiples. Les valises dans la voiture et ma tête un peu déconfite je me prépare.

Je lui parle aussi, moi qui ne peut plus mettre mes mains sur mon ventre pour éviter de la stimuler trop afin de ne pas faire avancer le travail, c’est dur! Je lui explique ce qu’il va se passer, que ça serait cool qu’elle reste encore un peu. Pour Elle. Pour nous… 

Peut-être est ce du faux travail, MAis je ne ressens pas de contractions (plus de contractions), juste ces douleurs lombaires et cette sensation qu’elle va sortir à chaque pas….  Parfois je m’arrête à cause d’une décharge électrique et surtout j’essaye de m’allonger.. De m’apaiser… 

les réseaux sociaux, une deuxième famille. Le soutien, les mots gentils, la bienveillance, l’encouragement, que de choses positives au quotidien…. 

L’avenir nous dira ce qu’il va arriver, et ce prochainement.

Merci… ♡ 

Promis je te tiens au courant ♡ 

J’en ai marre…. #Education&Critiques

Capture d_écran 2017-04-20 à 14.39.41

J’en ai ras le bol des règles de la maternité, de l’éducation… Le Cododo et les débats sur le trotteur ou Le pousseur sont dérisoires à côté de ce que je vais citer (dégueuler).
Que ceux qui n’ont jamais connu cette situation me jettent des couches (pleines) à la tronche.

J'en ai marre de l'étiquette ❝maman cinglée❞, ❝maman marginale❞,    ❝chiante de service❞, ❝maman râleuse❞ et j'en passe...

J’en ai marre d’exaspérer quelques personnes car NON je ne changerai pas d’avis pour faire plaisir à autrui sur mes souhaits concernant l’éducation de mes enfants!

Capture d_écran 2017-04-20 à 14.15.34  :

  1. Qu’on défie mon autorité en disant oui  à la minuscule lorsque je dis NON.
  2. Qu’on me répète qu’elle a l’air affamée alors qu’elle est juste gourmande et réclame un truc sans intérêt (si elle voit quelqu’un manger une glace c’est certain que la gourmandise parle à sa place, c’est un enfant).
  3. Qu’on ne comprenne pas que j’essaye d’équilibrer le plus possible ses repas en respectant les proportions de légumes-féculents-protéines (mais je fais aussi des écarts, je suis loin d’être parfaite!!!).
  4. Qu’on ne comprenne pas que je préfère des fruits et un produit céréalier pour son goûter même si un gâteau plein de crème  lui ferait plaisir (of course)..
  5. Qu’on me dise que j’exagère quand je stresse lorsque je sais pertinemment à quel moment mon pépin va tomber et/ou se cogner. Je la connais et je sais l’anticiper. (Mais voyons je dois la laisser faire sa vie… Oui ben il me semble que je lui laisse déjà beaucoup de liberté).
  6. Qu’on me dise que ce n’est pas grave de laisser un bébé devant la télé, ❝faut vivre avec son temps❞… J’autorise un peu la télé (musique en fond sonore ou dessin animé sélectionné par nous et PAS des heures!).
  7. Que je devrais pas être aussi exigeante au niveau produits de bébé (toilette, couches, savon….).  Je me fiche que la majorité utilise Pampers et Mustela ou qu’avant c’était N O R M A L. Je fais comme j’en ai envie POINT!
  8. Qu’on me prenne pour une folle car j’utilise de l’homéopathie et que je suis anti-médicaments (❝et si elle avait une maladie grave?❞, ben on verra lorsqu’elle aura une maladie grave).
  9. D’avoir des réflexions lorsque je campe sur mes positions quand je dispute Ꮥienna-ℛose (je la dispute pas par amusement, puis il faut des règles, un encadrement).
  10. De me sentir observée lorsque j’agis avec mon bébé.. De me sentir jugée constamment car je n’agis pas forcément comme on le voudrait (sauf que je suis moi…).
  11. De ne pas tenir tête par moments à des gens pour m’affirmer davantage et  arriver à faire entendre mes idées & mes principes concernant l’éducation de mes enfants. (Si je dis non à quelque chose c’est que j’ai mon point de vue et que j’ai mes raisons).
  12. De céder par politesse ou éducation parfois à certaines personnes et du coup de m’énerver intérieurement
  13. D’avoir l’impression de devoir me battre (ou de surtout devoir me justifier) pour ma vision de la maternité, précisément l’éducation, mes principes, mes valeurs.
  14. ❝Si j’étais toi…❞ Tu n’es pas moi :D, ❝à mon époque…❞ Nous sommes en 2017 (bordel)!

 

Il y a d’autres points… Mais je n’ai pas envie d’écrire un article, qui est déjà long, à rallonge.

 

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Parfois si j’écoute les gens, je devrais la laisser manger ce qu’elle veut (qu’importe l’heure) mais surtout lorsqu’elle n a pas envie de manger quelques chose de combler par un truc qui lui fait envie et même si le choix se pose sur des biscuits ou autre. Que je devrais moins la surveiller (ah ben oui je devrais m’excuser d’être maman et de m’inquiéter malgré moi pour ce qui peut arriver de près ou de loin à mon enfant). De ne pas faire un foin lorsqu’elle n’a pas su faire sa sieste (non mais oh, je t’explique, elle ne dort pas mieux lorsqu’elle a loupé une sieste, au contraire!! Et c’est qui qui se coltine les nuits merdiques? LA MERE, donc MOI). De me faire culpabiliser car je suis trop à son écoute ou à ses besoins (tu la gâtes de trop, laisse la pleurer…). D’être parfois un peu lourde ou moins compréhensive (oh mais tu as oublié que tu as été parent autrefois? Et que pour moi parfois la fatigue l’emporte un peu? Je culpabilise assez toute seule.)

Les parents d’avant ont eu des enfants. Par conséquent ils ont pu éduquer des enfants, les leurs. Je suis un parent d’aujourd’hui et je voudrais pouvoir éduquer ma fille (Mes filles) comme je le souhaite…

Alors entendre des réflexions du style, elle est turbulente❞, elle touche à tout❞, bla bla bla… Tu te gardes tes réflexions à deux balles, tu analyses ta vie et tes gosses, tu t’occupes de ta marmite et puis tu prends en compte les facteurs atténuants, MERCI!

Ꮥienna-ℛose passe un âge ou elle s’émancipe un peu, où elle teste des limites, où elle me teste aussi, où les changements la préoccupent, tout le monde le sait mais souvent ils oublient que le passage 18 mois – 3 ans est une fameuse étape. On est en plein dedans et dans l’ensemble, oui elle m’a déjà fait des crises et m’épuise un peu mais ce qui est à souligner, c’est qu’elle reste une petite fille polie pour son jeune âge, très dégourdie et qui, c’est vrai, possède un caractère déjà bien affirmé. Elle sait ce qu’elle veut et ne veut pas mais reste une petite fille charmante et sensible, câline et gourmande, chipie et mignonne. Puis j’ai pas à me justifier.

Parfois le jugement est épuisant. Parfois se battre avec autrui est épuisant.

Comment faire face à cette interférence de l’entourage (proche ou moins proche). Je n’ai pas de réponses mais j’ai trouvé ceci qui traite du sujet, c’est cadeau:

Eduquer-ses-enfants-s-eduquer-soi-meme
Tous les parents cesseraient volontiers de critiquer, de punir ou de menacer leur enfant pour l’amener à comprendre et à agir de manière responsable. Le désir de chaque parent est de voir son enfant devenir un adolescent, puis un adulte aimant et équilibré. Non seulement ce livre vous permettra d’assimiler des techniques précises pour infuser l’amour dans les situations difficiles, mais il vous révélera également le mystère derrière certains comportements de vos enfants.

Naomi Aldort dit: « Vos amis et votre famille peuvent avoir leurs propres opinions pendant que vous restez le parent que vous voulez être. Vous n’avez pas besoin de leur accord ni même qu’ils comprennent vos méthodes. Votre style de parentage n’a pas à faire l’objet d’un vote. »

Son avis:
– si les critiques des proches nous posent problème, c’est parce que nous recherchons leur approbation, consciemment ou inconsciemment ;
– nous n’avons pas besoin de cette approbation dont la recherche nous met dans une situation d’enfant face à eux.
Son conseil :
– écouter l’avis de nos proches avec empathie, en reformulant et validant leurs sentiments, sans tenter de défendre ni de justifier nos choix, mais sans modifier nos positions pour autant ;
– réagir avec agressivité ou vouloir convaincre à tout prix reviendrait finalement à reconnaître à nos proches qu’ils ont leur mot à dire sur nos choix éducatifs, que leurs opinions nous importent, et donc au final à leur céder du pouvoir sur des choix qui ne leur appartiennent aucunement.

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À mes futurs au présent ♡  mes filles…